L'art du mariage
L'homme plia précipitamment la lettre et la rangea dans la poche de sa veste. « Rentrons ! » dit-il à sa femme en se dirigeant vers la porte du bureau du chargé testamentaire.
L'art du mariage
L'homme plia précipitamment la lettre et la rangea dans la poche de sa veste. « Rentrons ! » dit-il à sa femme en se dirigeant vers la porte du bureau du chargé testamentaire.
L'écrivain mystère
"Curieux métier que celui de journaliste. Quel caractère, quel type de personnalité, quel passé, quelles
expériences, quels chemins mènent à cette profession ?
Sociable, impassible, ancré dans le présent, questionnant l'histoire avec un grand H, témoin perpétuel de son temps, le journaliste observe le monde, en extrait un phénomène ou
un événement, mène l'enquête selon sa propre éthique, et laisse l'opinion personnelle de chacun transformer l'information en une donnée
salutaire pour la société, ou pour certains un cadavre qu'on aurait préféré ne pas savoir déterré."
P. Graf, Un cadavre entre les lignes, page 36
Fiona : Bonsoir et bienvenue parmi nous au sein de ce haut lieu du savoir et de la mémoire qu'est notre magnifique bibliothèque de Sunset Valley. J'ai l'immense privilège de vous présenter ce soir, pour la première fois devant les caméras, la personnalité qui incarne le mieux l'esprit de notre ville, non seulement à travers les personnages qui peuplent ses romans, véritables miroirs des habitants de Sunset Valley, mais aussi par le mystère qui entoure l'écrivain.
P. Graf, bonsoir et merci d'avoir choisi Sunset TV pour apparaître pour la première fois au yeux de vos fidèles lecteurs.
P. Graf : Bonsoir Fiona, et merci à vous et à tous les téléspectateurs de l'attention que vous m'accordez.

Fiona : Maintenant que nous pouvons mettre une image sur votre nom d'auteur, votre féminité ne fait plus aucun doute ! Qu'avez-vous pensé de la question qui a beaucoup fait débat au sein de la critique littéraire au sujet du genre masculin ou féminin qui se cachait derrière le P. de votre pseudonyme ?
P. Graf : C'était sans intérêt. Je pense que cela a permis à beaucoup de soi-disant professionnels du journalisme littéraire de faire diversion sur leur incapacité à faire une critique intelligente de mes romans. Maintenant qu'ils savent, peut-être prendront-ils enfin le temps de lire un de mes livres.
Fiona : Il est vrai que la critique n'a pas toujours été tendre avec vous mais cela ne vous a pas empêché de recevoir de nombreux prix littéraires. Des prix que votre éditeur n'aura plus à aller chercher à votre place maintenant que vous sortez un peu de l'ombre...
P. Graf : Oui, cela pourrait me permettre également de rapporter moi-même ces trophées que beaucoup me contestent... (rires)
Fiona : Je reconnais bien la finesse de votre humour qui à mon avis est une des clés du succès de vos ouvrages.
P. Graf : En effet, vous avez raison, je suis convaincue que l'humour et la lucidité sont les deux faces d'une même faculté.
Fiona : Je laisse à chacun de vos lecteurs le soin de méditer cette remarque. Mais, pour l'instant, parlons plutôt de votre dernier roman. Cela fait des mois que sa sortie en librairie est programmée pour demain, il est donc grand temps d'annoncer son titre au public : « Un cadavre entre les lignes ».

Fiona : Un titre pour le moins énigmatique... Vous est-il possible de nous renseigner sur sa signification, sans pour autant en dévoiler toute l'histoire bien sûr ?
P. Graf : Tout à fait : comme l'indique mon éditeur dans la note biographique sur chacun de mes livres, tous mes romans sont inspirés de faits réels. Celui-ci ne déroge pas à la règle.
Fiona : Voulez-vous dire qu'il y a un cadavre caché dans votre récit ?
P. Graf : C'est cela et même plus encore : le meurtrier s'y trouve également.
Fiona : Je ne saisis pas très bien... Il s'agît bien d'une enquête autour d'un meurtre ?
P. Graf : En quelque sorte oui, mais pas au sens conventionnel du genre du roman policier.
Fiona : Voulez-vous dire que le lecteur doit découvrir lui-même qui est le meurtrier ?
P. Graf : Non, c'est le cadavre que le lecteur devra découvrir.
Fiona : Astucieux ! En fait, vous nous livrez un roman policier à l'envers : nous connaissons le meurtrier mais pas la victime.
P. Graf : Désolé de vous décevoir Fiona, mais vous n'y êtes pas. Ce roman, comme les précédents, est inspiré de faits réels, même si j'ai modifié les noms des personnages et les détails de leur vie. Le cadavre est le seul personnage qui n'apparaît jamais concrètement dans l'histoire, il se trouve « entre les lignes ».
Fiona : Et le meurtrier ?
P. Graf : Je ne sais pas qui il est.
Fiona : Mais vous avez dit que l'histoire est basée sur des faits réels ?
P. Graf : C'est bien cela.
Fiona : Vous racontez donc l'histoire d'un meurtre non élucidé survenu à Sunset Valley ? Je n'ai pas souvenance d'une telle affaire dans notre ville !
P. Graf : C'est tout à fait normal puisque officiellement il n'y en a pas. Le cadavre en question n'a jamais fait l'objet d'une enquête policière.
Fiona : Êtes-vous en train de nous révéler que vous avez été témoin d'un meurtre ?
P. Graf : Malheureusement non, car s'il en avait été ainsi j'aurais pu désigner réellement le coupable aux autorités. Or, comme je vous l'ai dit, je ne connais pas l'identité de l'assassin.
Fiona : Mais j'imagine que vous avez mené une enquête réelle pour écrire votre livre. Les personnages sont-ils tous des suspects potentiels ?
P. Graf : Ce n'est pas à moi de désigner qui est suspect et qui ne l'est pas. Il n'y a qu'une certitude, l'assassin, lui, est « dans les lignes ».
Fiona : Vous ne savez pas qui il est, mais vous êtes certaine que c'est un des personnages, c'est bien cela ?
P. Graf : J'en fais le pari.
Fiona : Mais comment pourrez-vous le vérifier ?
P. Graf : Si le meurtrier lit mon livre, je pense pouvoir le reconnaître.
Fiona : Et s'il ne le lit pas ?
P. Graf : Il faudrait qu'il ne soit pas informé du sujet de ce livre, ce qui est fort peu probable vue l'audience de votre chaîne et la promotion que vous m'accordez. Sa seule échappatoire serait d'une part de ne pas le lire tout en connaissant son existence, et d'autre part de ne pas entendre tout ce qui va se dire autour de ce livre non seulement dans les médias, mais aussi dans les conversations entre amis, entre voisins, dans la ville et ailleurs. En fait, je pense que pour lui, il est déjà trop tard !
Fiona : … C'est terrifiant ! Un meurtrier vivrait donc parmi nous, à Sunset Valley ! Ne craignez-vous pas de provoquer la méfiance et la suspicion entre nos concitoyens ?
P. Graf : Dans la vie, sans mon nom d'auteur, je suis moi aussi potentiellement soupçonnable comme tout un chacun.
Fiona : Effectivement. Nul doute que l'on va beaucoup parler de « Un cadavre entre les lignes » dans les prochains jours. Je vous remercie de m'avoir accordé cette interview passionnante et pleine de surprises. Peut-être me permettrez-vous une dernière question que ma fille m'a fait promettre de vous poser ?
P. Graf : Je vous en prie.
Fiona : Maintenant que nous savons qu'une femme se cache derrière votre pseudonyme, pourrions-nous connaître quel prénom le P de P. Graf est l'initiale ?
Rires
P. Graf : Comment se prénomme votre fille ?
Fiona : River.
P. Graf : Eh bien, très chère River, tu as un prénom magnifique. Le prénom d'auteur que je me suis choisi est : Poly.
Fiona : C'est donc sur cette ultime révélation que nous nous quittons, je vous souhaite à toutes et à tous une excellente soirée sur votre chaîne préférée.

août 2011
© http://lessimagreesdeyamm.overblog.fr
Musiques : Assimilation (Steve Jablonsky), Vraisemblance (Steve Jablonsky), DJ Gantesk-I just want to love you (Yamm)
La séduction était le sport favoris de Jean
Frio. A un point tel qu'il ne s'aventurait jamais au-delà de cette étape préliminaire d'une relation amoureuse. Ce n'était pas la peur mais bien l'aversion totale envers l'idée même de la vie
de couple, qui faisait que dès qu'il sentait sa victime conquise, son plaisir s'amenuisait d'autant, et il passait sans délai à sa prochaine proie.
Déjà, il commençait à partir en recherche d'un nouveau
cœur à prendre avant même d'avoir séduit totalement Madison VanWatson. Depuis quelque temps ce processus semblait s'accélérer dans une sorte de fuite en
avant incontrôlable. Il sentait que s'il devait stopper dans sa course infernale, le passé allait le happer et l'engloutir à jamais.
En fait, la machine avait commencé à véritablement s'emballer quelques
semaines auparavant, lorsqu'il eut conclu son affaire avec sa voisine. A ce moment-là, il était quelque peu lassé des nuits blanches et enflammées dans les clubs et les bars de la ville, et
avait préféré la tranquillité de la maison qu'il partage avec son frère, pour bricoler sa voiture ou passer la journée entière devant la télé, alternant matchs et jeux vidéo. C'est lors d'une
de ces journées qu'il remarqua que la maison de l'autre côté de la rue était occupée par une femme. Il n'était pas étonnant qu'il ne l'eut pas regardée avec attention plus tôt, car Claire
Ursine était à cent lieues du stéréotype de la jeune femme moderne, bien dans son époque et dans son corps. La voisine en question était plutôt du genre à camoufler sous des vêtements de
bûcheron, tout ce qui pouvait évoquer dans sa silhouette un soupçon de féminité. Elle cachait ses cheveux et son visage sous un gros bonnet de laine, ne troquait cette tenue que pour une tenue
de sport unisexe, et marchait comme un cow-boy.
Mais Jean Frio ne fut pas dupe de toutes ces protections anti-sensualité lorsqu'il croisa son regard la première fois. Ce jour-là, alors qu'il faisait quelques
séries de pompes et d'altères sur son balcon, il se sentit observé et, instinctivement se tourna vers la maison d'en face où Claire Ursine se trouvait elle aussi sur son balcon, l'observant
furtivement tout en jouant ou simulant une partie d'échec. Dès que leurs regards se rencontrèrent Claire Ursine détourna le sien sur son échiquier comme si ses yeux ne l'avaient jamais quitté.
Mais hélas trop tard, car Jean Frio avait eu le temps d'apercevoir
dans ses yeux, ce qui sans aucun doute tenait du désir. Irrémédiablement sa soif de séduire se réveilla, et seule la prise de la forteresse que s'était construite Claire Ursine pourrait
l'étancher. L'attrait de la nouveauté et l'originalité du défi furent trop forts pour qu'il puisse résister à la tentation.
Ainsi débuta une interminable parade amoureuse : lui, sachant pertinemment que le moindre faux pas, la moindre fausse note, le plus petit geste trop hâtif ou trop hardi interdiraient à jamais toute approche future, et elle, en combattante à la hauteur de son assaillant, ne lui épargnant aucune embûche, aucun stratagème, aucune épreuve avant de lui céder le moindre centimètre de sa grande muraille. C'est au moment où Jean commença à laisser transparaître quelques signes d'épuisement que Claire céda, sans que Jean ne sut jamais si elle avait eu peur qu'il échoue ou renonce, ou bien s'il était enfin parvenu à fissurer l'imprenable forteresse.
Aussi quand elle mordit à l'hameçon, le plaisir ne fut pas le même qu'avec les autres. Ce qu'il ressentit alors était si étrange que c'en était pertubant. Au point qu'il décida, contre toute logique, de ne pas aller jusqu'au bout cette fois-ci. Il ne put jamais se l'avouer réellement, mais ce qu'il avait ressenti à ce moment-là, c'était une sorte de pitié pour sa victime, une forme d'empathie qui lui laissait entrevoir les souffrances qu'il s'apprêtait à lui infliger. Ce fut au nom d'un respect sincère pour cette femme qui avait combattu si vaillamment, qu'il réalisa pour la première fois dans sa vie le mal qu'il pourrait faire.
Mais son orgueil blessé se rebiffa et ne lui laissa pas la possibilité de réaliser que c'était peut-être l'amour qui était en train de naître. Claire Ursine n'était pas une ex-petite amie comme les autres... Non seulement parce que l'ironie du sort faisait qu'elle demeurait sa voisine, mais parce que Jean Frio s'était peut-être mesuré à plus fort que lui.
J'ai pour l'instant vu peu de réactions à ce sujet sur les forums mais celles que j'ai pu lire concordent avec la mienne : la frontière de l'arnaque n'est pas loin
d'être franchie.
Pour l'instant les objets proposés sur le store sont assez peu intéressants, ressemblant beaucoup aux objets qui, dans la version 2 du jeu, étaient inclus dans le jeu d'origine ou les add-ons...
J'attendrai des objets qui apportent vraiment une valeur ajoutée au jeu pour dépenser mes simpoints mais je doute fort que je paierai pour obtenir des simpoints supplémentaires.
OK pour le principe des add-ons lorsqu'ils sont vraiment pertinents (comme "la bonne affaire" ou "les saisons"), je n'étais déjà pas du tout d'accord avec les packs beaucoup trop chers pour du
contenu qui à mon avis devrait être gratuit, mais maintenant avec le store et ses tarifs exorbitants la coupe est pleine...
Ainsi je boycotterai au maximum le site officiel, c'est pourquoi je ne me sers pas de mon blog sur le site officiel et que j'ai créé celui-ci. Il y a bien une pétition qui circule mais le
nombre de signataires est pour l'instant quasi-ridicule, alors si vous vous sentez floués vous aussi vous pouvez signer la pétition ici :
Lowering The Sims 3 Store Prices
http://www.petitiononline.com/simstore/petition.html
Lorsque j'ai signé je n'étais que le 295ème, combien d'exemplaires vendus déjà ???
Voir aussi le sujet sur le forum du site officiel : rubrique "sims 3 store" --> "le contenu" --> sujet "pétition pour des prix moins élevés sur le store"
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